Choc alimentaire mondiale: La tragèdie! d'un monde capitaliste.

« Contrôlez le pétrole et vous contrôlerez les nations, contrôlez la nourriture et vous contrôlez la population. » Henry Kissinger (1970).
Je connais cette phrase de Kissinger depuis bon nombre d'années. Je confesse que, jusqu'à présent, je n'y avais pas donné beaucoup d'importance. Elle est pourtant d'une vérité absolue, presque un axiome, qui pourrait devenir une terrible réalité.
Les peuples ont faim! Les causes de cette flambée sont multiples mais elles sont globalement issues des jeux économiques du système capitaliste et de la mondialisation. D'une part, une spéculation sinique de replis sur les denrées alimentaires suite à la crise des subprimes, d'autre part la production d'agrocarburants et le réchauffement climatique. Pourtant, certains journalistes pointent dans leurs articles les autorités locales africaines comme responsables des choix catastrophiques en matière de politiques alimentaires, semblant ignorer que les politiques agricoles des pays du Sud sont soumises aux conditionnalités de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI) ou encore aux accords imposés de partenariat économique (APE) aux pays ACP (Afrique-carraïbe-pacifique). Ceux qui façonnent l'opinion publique font ici preuve d'une légèreté étonnamment orientée et simplificateur qui dédouane à peu de frais les politiques néolibérales de privatisation, de plans d'ajustement structurel, imposés depuis bientôt trente ans par les institutions financières internationales et les gouvernements du Nord au pays du sud particulièrement aux pays africains dans le contexte de la crise de la dette du début des années 1980.Ces mécanismes, tout droit issus de l'idéologie néolibérale, englobent l'ensemble des secteurs des sociétés visées. En effet, pour les théoriciens du néolibéralisme, la mondialisation déploiera l'ensemble de ses bienfaits quand chaque région produira ce en quoi elle excelle et laissera donc le soin aux autres régions de produire la majorité de ce dont elle a besoin. C'est en substance la théorie des avantages comparatifs datant de 1817. Plus simplement, un pays reconnu comme étant particulièrement adapté à la culture du cacao doit renoncer à produire les céréales, les huiles végétales, les légumineuses nécessaires à l'alimentation de base de ses habitant(e)s et doit échanger sur le marché mondial sa production contre tout ce qui lui manque. Il s'agit donc de se couper des cultures vivrières séculaires et essentielles à la souveraineté alimentaire des peuples pour se plier aux jeux des économistes. Jeux dangereux qui ont montrés leurs limites très rapidement et dont on peut contempler toute la déraison à travers les échecs observés dans de nombreux pays ( Haïti, le Sénégal, le Burkina Faso, etc.).
Quelle est donc cette théorie issue des milieux intellectuels réputés sérieux qui fait fi de la souveraineté alimentaire et économique des peuples?

# Posté le vendredi 23 mai 2008 12:36

Modifié le dimanche 23 août 2009 21:04

Amish Paradise / Weird Al Yankovic:Une chanson de Weird Al Yankovic extraite de l'album "Bad Hair Day".

"Amish Paradise" est une chanson Alfred Matthew alias “Weird Al” Yankovic"est inspirée de "gangsta paradise" de coolio qui est en fait une reprise d'une chanson de Stevie Wonder, "Pastime Paradise", avec des paroles différentes.
Alfred Matthew “Weird Al” Yankovic (né le 23 octobre 1959) est un chanteur, musicien, acteur, parodiste, compositeur, accordéoniste et producteur de télévision américain. Il est particulièrement connu pour ses parodies de chansons populaires contemporaines. Depuis son premier cours d'accordéon à 7 ans, il a vendu plus de 12 millions d'albums, a enregistré plus de 150 chansons (parodiques ou originales) et s'est produit en concert plus de 1000 fois. Il a été nominé 9 fois aux Grammy Awards et en a gagné trois, ainsi que 4 disques d'or et 5 disques de platine.
En plus de ses albums, Yankovic a joué dans son propre film et sa série télé, a réalisé des clips pour lui-même et d'autres artistes, dont Hanson. Il a aussi fait des apparitions dans les Simpsons, Robot Chicken ou encore Transformers.
Cette chanson a plus d'une qualité. On peut en étudier les paroles pour l'anecdote, mais on peut aller plus loin en débouchant sur une étude de la société Amish, voire la place des religions aux USA. Le texte constitue un excellent exercice de diction et la vidéo est... délectable.

# Posté le mardi 20 mai 2008 08:38

Modifié le vendredi 20 février 2009 09:07

Le R.A.P,dans sa pureté philosophique originelle, nous revient enfin! avec l'énigmatique groupe Jedi mind tricks

Il y a les retours que l'on attend avec impatience, et ceux que l'on appréhende, souvent par peur d'être déçu par des artistes que l'on considère à part. De par sa discographie, Jedi Mind Tricks se situe dans la deuxième catégorie. Celle des formations indéniablement cultes. Un an après un "Visions of Gandhi" en demi-teinte, Stoupe et Vinnie Paz nous reviennent déjà avec "Legacy of Blood". La force de ce groupe se trouve dans la rencontre artistiquement et idéologiquement explosive de personnalités fortes comme Vinnie Paz, Jus Allah, Kamashi et Stoupe.
Vinnie Paz ( Ikon the Verbal Hologramm) est capable, par sa rage et son énergie incroyable, d'illuminer n'importe quelle prod, mais, lorsqu'on lui laisse trop le micro, il finit par être quelque peu agaçant, voire inintéressant par moment. Certes, on ne pourra qu'admirer sa propension à conserver sa hargne tout au long de la quinzaine de titres rappés de l'album. Mais une fois passés trois morceaux, on a presque fait le tour de la question : hormis les louanges à Allah, les punchlines homophobes ou anticléricales et les menaces envers à peu près tout le monde, Paz n'a pas énormément à proposer, pas suffisamment pour ne pas lasser sur le long format en tout cas. Et on se prend à regretter les envolées grandiloquentes du "Psycho-Social LP"...
Tout n'est bien évidemment pas si noir, et Vinnie contribue au succès des meilleurs morceaux de l'album par son dynamisme impressionnant. 'The Age of Sacred Terror', 'Verses of the Bleeding', 'On the Eve of War (Julio Chavez Mix)', 'The Philosophy of Horror' ou encore le désormais inévitable 'Ghost Track' sont les plus grandes réussites d'un album homogène, sans véritable maillon faible. Les paroles crues voire choquantes de Paz sont bien évidemment desservies par les instrumentaux de son compère de toujours Stoupe the Enemy of Mankind. Si celui-ci ne s'était pas montré au meilleur de sa forme sur "Visions of Gandhi", il livre là une prestation plus probante.
Stoupe semble en effet avoir rompu en partie avec les samples de musique latine pour adopter un registre plus classique et varié : on trouve des riffs de guitare sur 'The Age of Sacred Terror', des synthés dans 'Verses of the Bleeding', et bien évidemment les violons guerriers qui ont fait sa renommée sur 'On the Eve of War (Meldrick Taylor Mix)' et 'And so It burns'. La volonté de renouer avec la brutalité de "Violent by Design" est concrétisée d'assez belle manière. Toutefois, Stoupe semble moins travailler l'agencement de ses boucles qu'autrefois, et la qualité des instrumentaux en pâtit quelque peu. Il conserve néanmoins son aptitude à placer des interludes aussi étranges qu'envoûtants, et s'essaie avec brio, par le biais de 'Before the Great Collapse', à un type de production dont il n'est pas coutumier, en rupture avec le boom-bap féroce constituant sa marque de fabrique.

# Posté le mardi 13 mai 2008 09:06

Modifié le mercredi 21 mai 2008 13:31

L'agonie de l'humanité face au démons néolibèraux

«Permettre au mécanisme du marché d'être l'unique directeur du sort des êtres humains et de leur environnement naturel aurait pour résultat la démolition de la société» Karl Polanyi, La grande transformation,1944. Le libéralisme est né au dix-huitième siècle. L'idée de son père fondateur, Adam Smith, repose sur le fait qu'en suivant son seul intérêt égoïste, on contribue au bien collectif «[...] Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il [l'homme] travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler» écrivait-il.
Aucune planification, aucun contrôle et aucune organisation ne sont nécessaires; de façon spontanée, l'ordre du marché trouve son équilibre optimal et s'autorégule comme si une «main invisible» organisait les échanges et harmonisait les intérêts individuels et collectifs. Cette règle, selon Adam Smith est invariable et universelle car de par sa nature l'homme, à travers l'espace et le temps, est un animal éternellement avide et calculateur. La concurrence parfaite est un moyen qu'on utilise ou qu'on rejette selon qu'il engendre ou non le bien commun; l'intervention de l'Etat est nécessaire quand le marché ne sert plus la collectivité ou devient féroce pour les hommes.
La chute du mur de Berlin a vu surgir l'ultralibéralisme. Depuis, il n'a cessé de gagner du terrain et aujourd'hui, le néolibéralisme apparaît comme une condition naturelle et normale de l'homme; il est devenu un dogme planétaire et pour beaucoup c'est le seul horizon possible pour l'humanité.
La nébuleuse néolibérale avec ses bras droits (la Banque Mondiale, le FMI, l'OMC, L'OCDE), ses think tanks, ses instituts de géostratégie, ses chercheurs et ses prosélytes (médias, politiques, intellectuels...) est un réseau international puissant.
Michel Rocard avoue «le drame qu'ont du mal à admettre certains de mes camarades de gauche, c'est que le capitalisme a gagné. Nous sommes en économie mondialement ouverte. Il n'y a ni régulation, ni limite à la violence de concurrence. Nous ne construisons pas la société de nos rêves. Nous nous défendons. [...] Nous avons acceptés une dérégulation générale du système avec des règles de jeu de plus en plus brutales et cruelles. Depuis un quart de siècle se sont imposés les lois de Friedman visant à maximiser le profit sur le champ de l'économie mondiale. Cela donne un peu de croissance, mais les inégalités sociales s'accroissent de façon vertigineuse, avec du chômage, une pression terrible sur la qualité des services publics, sur la protection sociale, l'assurance maladie en particulier.1».
D'après ce socialiste, nous sommes des vaincus et nous n'avons d'autres alternatives que de capituler devant la forme la plus radicale du capitalisme et d'accepter le monde rêvé des néolibèrales. Quel cauchemar!
La faillite du communisme et l'implosion du socialisme ont entraîné dans leur sillage le démantèlement de la droite traditionnelle. Débarrassé de ses principaux adversaires, aidé par la révolution informatique et bénéficiant d'un travail idéologique préalable qui a détruit toutes les solutions alternatives pour n'en laisser que celle du marché, le néolibéralisme a su s'imposer avec arrogance sur la planète entière comme modèle de pensée unique.
Des personnalités politiques, des grands chefs d'entreprise, des journalistes, des patrons de presse et des chercheurs se sont convertis à la free trade faith11 (la foi dans le libre-échange). Ils ont réussi, grâce aux soutiens financiers des marchands, des industriels et des banquiers et à la complicité des médias, à imposer le modèle libéral et à le diffuser à l'échelle planétaire. Ces militants ont crée des réseaux d'influence - La société du Mont Pèlerin, l'Institut for Economic Affair, le Centre for Policy Studies, l'Adam Smith Institut, l'Heritage Fondation, Groupe Bilderberg, la Fondation Saint-Simon, la Rand Corporation, Transparency International ...- qui servent leur propagande, le lobbying, l'infiltration et la manipulation des gouvernements, des parlements, de la presse et de l'opinion publique. Ces mêmes individus ont réussi à s'implanter dans les organisations intergouvernementales (le FMI, la Banque Mondiale, La BERD, le GATT, l'OMC, le G8, l'OCDE) et dans le conseil et commissions européennes, ce qui a conduit à «permettre de multiplier leurs recommandations puis leurs injonction tant auprès des pays en voie de développement que dans des pays industrialisés. 1».

# Posté le mercredi 07 mai 2008 07:09

Modifié le vendredi 20 février 2009 10:59